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Créé en 1980 par Joseph Nicolaï et Paul Recco, l’Association Culturelle U PITRAGHJU est un lieu de découverte culturelle et de mémoire dans tous les domaines artistiques.
Située au cœur de la vieille ville de Sartène, dans une magnifique salle voûtée taillée sur le granit, la galerie U Pitraghju permet d’exposer et de mettre en valeur aussi bien les tableaux de peintres que les œuvres d’écrivains, de sculpteurs, de photographes ou de céramistes.
L’Association Culturelle U PITRAGHJU a aussi pour mission : de recueillir, valoriser et diffuser le patrimoine photographique Sartenais, dont elle a compris ce qu’il représente de mémoire vivante, de gestes, d’usages et de lieux menacés par l’oubli.
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L'Association Culturelle U PITRAGHJU |
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Malgré la tristesse et le grand vide créé par la disparition Joseph Nicolaï créateur et animateur de la Galerie Pitraghju l’Association Culturelle et le site U Pitraghju existent toujours et nous permettent de maintenir et de développer ce lieu de découverte culturelle, d’échange et de mémoire dans tous les domaines artistiques. La Galerie Pitraghju a pu ouvrir de nouveau au mois d’août 2009 grâce à la fille de Joseph, Paule Pinelli Nicolaï qui est la nouvelle présidente de l’Association Culturelle U Pitraghju.
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Notre ami peintre et sculpteur Jules Giovanangeli Son blog : http://julesgiovanangeli.space-blogs.com/galerie-photo/4765 |
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Association Culturelle, Galerie d’Art, lieu de découverte et de mémoire. |


Une mémoire en noir et blancDisparu en 2007, Joseph Nicolaï était une figure sartenaise. derrière lui, bien vivante, il a laissé une œuvre du plus haut intérêt : des milliers d’images, en noir et blanc, qui portent témoignage de la vie quotidienne de ses concitoyens. Un livre lui rend hommage et la municipalité de sa ville natale vient de donner son nom au pôle culturel de la ville.Un dicton corse assure qu’hè megliu ghjenti qu’arghjentu. Il vaut mieux avoir des gens que de l’argent. Cela était peut-être vrai à l’époque où il fallait soutenir des guerres, vis-à-vis de l’extérieur ou de tribu à tribu, et où de grosses réserves d’hommes valaient toutes les fortunes. De nos jours est-ce encore vrai ? N’y a-t-il de richesse que d’hommes ? Peu importe. Les photos de Joseph Nicolaï ont le mérite d’associer les gens et l’argent.L’argent c’est le révélateur des pellicules employées par notre homme pour photographier la vie quotidienne de la sous-préfecture du Sud. Après une carrière dans le football qui l’a mené sous d’autres cieux, c’est en effet dans sa ville natale qu’il a été, pendant plusieurs décennies, correspondant local du Provençal-Corse. Les gens, ce sont précisément les habitants de Sartène, dans les années 1960, 1970, 1980, période si proche et déjà bien loin de nous. Notre homme les a saisis, ces habitants, jour après jour, avec le souci de témoigner de ce qu’ils firent et de ce qu’ils furent, et avec le projet, non écrit, jamais avoué –sans doute était-il informulable- d’exprimer, à travers ces clichés, l’amour de son prochain. Les personnes photographiées -rarement les lieux sont vides - sont représentées dans les instants les plus humbles de la vie quotidienne. L’un livre sa marchandise, l’autre garde ses bêtes, le troisième flâne, ne fait rien, discute, attend, prend la pose devant l’objectif ou pour une cérémonie devant un monument aux morts. Manifestations, sports, traintrain : la banalité est étonnante, avec le recul du temps - déjà étrangère - , et rassurante. Toutes ces personnes chacune à leur manière, du collégien au député, du gendarme au retraité ou au pénitent encagoulé, tous sont Sartenais. C'est-à-dire qu’ils sont à la fois acteurs et spectateurs de leur propre ville, à la fois Corses, certainement, mais profitant, dans « la plus corse des villes corses », d’un statut d’extraterritorialité, comme s’ils appartenaient à une nation distincte : leur patrie c’est Sartène, monde à part, au cœur du monde. Ce sentiment de singularité, Joseph Nicolaï l’avait parfaitement compris et, jour après jour, image après image, patiemment, discrètement, il a fidèlement su en rendre compte. Son travail, il l’avait publié. D’abord, évidemment, dans le journal qui l’avait employé. Ensuite dans la galerie qu’il avait créée et animée dans la maison familiale : U Pitraghju. |